À quelques jours des vacances de la Toussaint, l’analyse menée par AirHelp, entreprise spécialisée dans la défense des droits des passagers aériens, révèle que près d’un voyageur sur trois au départ de la France a subi un retard ou une annulation depuis janvier. Contrôle du trafic aérien, météo et tensions de capacité pèsent sur l’ensemble du réseau, mais certains aéroports sont bien plus touchés que d’autres : Nice Côte d’Azur arrive en tête des grandes plateformes, devant Lyon Saint-Exupéry, Paris Charles de Gaulle et l’EuroAirport de Bâle-Mulhouse, tandis que Toulouse Blagnac et Nantes Atlantique s’en sortent mieux. Côté liaisons, Nice-Paris CDG et CDG-New York JFK figurent parmi les plus perturbées, alors que CDG-Londres Heathrow reste l’une des plus régulières.
Le communiqué rappelle surtout que, selon le règlement européen CE 261/2004, un vol arrivant avec plus de trois heures de retard peut ouvrir droit à une indemnisation de 250 à 600 euros, tout comme une annulation ou un refus d’embarquement. Pour Margaux Doublet, porte-parole de l’entreprise, la cause structurelle d’une perturbation n’y change rien : seules les circonstances extraordinaires, comme une grève du contrôle aérien ou un épisode météo exceptionnel, peuvent exonérer la compagnie. Il est conseillé de conserver ses justificatifs et de noter l’heure d’arrivée réelle, qui détermine l’éligibilité.
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